L'Artiste - BALTASAR

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L'Artiste

Né en 1962, Baltasar n’a appris la peinture ni dans ses études d'enseignement général, ni à l'Ecole des Beaux-Arts.

Baltasar enfant avec Pablo Picasso
Il est né dedans, et il a appris à peindre comme on apprend à marcher, comme on apprend à parler.

Peindre et vivre étaient pour lui, dès l'enfance, issus d'un même mouvement naturel, nourris d'une même respiration.

Fils d’un père sculpteur et d’une mère licière qui transposait par son art les plus grands peintres modernes dans ses tapisseries, il peignait comme on joue, dans les ateliers de la maison familiale, d'abord aux rives de la Méditerranée, à Cavalaire, dans une maison conçue et construite par l'architecte d'inspiration cubiste Gondouin, puis, au cours de son adolescence, au cœur des Alpilles, en Provence, à deux pas des Baux.
Avec Baltasar, point de grands mots, point de réflexions absconses, pas de théorie idéologique sur la peinture, pas de pro- ou d'anti-académisme, bref, pas de mode.

Bien au contraire, une liberté toujours neuve, dans des œuvres jamais semblables, sans répétition obsessionnelle d'un motif, d'un type, ou même d’une technique particulière sensée faire l’originalité de l'artiste pour mieux le repérer dans le monde foisonnant des productions en quête de marché.

Avec Baltasar, point de querelle entre les Anciens et les Modernes, point d’opposition stérile entre figuratifs et non-figuratifs.

Comme l'a écrit Fabrice Hergott, Conservateur au Musée Beaubourg, en préface du catalogue d’une exposition présentée à la Galerie Philip à Paris, en 1992, Baltasar « peint librement des tableaux qui se tiennent librement au-dessus de l’art contemporain. Ils n'en sont pas moins actuels. »

Baltasar
On pourra toujours lui trouver des parentés, car le monde des références est difficile à écarter quand il faut regarder.

Un amateur de la peinture de Baltasar écrivait à propos de son art : « Il interroge Cézanne, il remonte à Poussin, leur pose ses questions de peinture, leur demande comment faire tenir ensemble des formes et des couleurs, pour que cela fasse un tableau, un tableau qui vive, non pas un tableau-objet, mais un tableau-organisme, une structure vivante, complexe, d’angles et d'arabesques, de traits fondus dans la matière, de plans qui s'imbriquent en d’étranges profondeurs, sans ligne de fuite, de couleurs qui composent des harmonies originales, tendres ou stridentes, solaires ou nocturnes. » Et il concluait, en mesurant toute la difficulté qui s’attache « aux enfants prodiges dont on fait les singes savants », sur cette source de l'innocence qu'il voyait en Baltasar, fruit d’une rupture, d'une expérience du vertige, conquise en ayant fait table rase de toutes les prétentions.

Baltasar a participé à sa première exposition collective à l'âge de 15 ans, au Centre culturel de Châteauvallon.

Après avoir vécu à Paris, il s'est installé en Bourgogne, au cœur du Morvan, au milieu des forêts et des étangs, pour y trouver les meilleures conditions d'une vie saine, nécessaire au travail, et le recueillement indispensable pour approfondir les arcanes de son Art. Il se rend régulièrement à Vézelay où la Basilique l’invite à une méditation toujours plus sereine.
La terre de Provence, qui l'a vu grandir, saluera joyeusement le retour de cet enfant du pays.



Max CÉLÉRIER






Baltasar
dans son atelier
 
 
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